Le captage
En Wallonie, l'eau potable disponible au robinet provient majoritairement (80 %) des nappes d'eau souterraines, appelées aussi nappes phréatiques ou aquifères. Les eaux de surface prélevées dans les rivières, les canaux, les lacs ou les barrages fournissent, quant à elles, un peu moins de 20 % de l'eau de distribution.
Eaux souterraines
En s'infiltrant dans le sol, l'eau provenant d'une partie des précipitations et de la fonte des neiges traverse plusieurs couches de terres et de roches qui la débarassent naturellement de ses impuretés. C'est la raison pour laquelle les eaux des nappes souterraines sont généralement, à l'état brut, d'une excellente qualité. En théorie, Plus elles sont profondes, plus elles sont protégées de la pollution.
L'eau est captée dans les nappes aquifères par des puits, des galeries drainantes ou à l'exutoire de sources (ex : galeries de la CILE en Hesbaye ou captages d'eau souterraine de la SWDE). Le captage nécessite la réalisation de profonds forages dans le sol. Quand une installation gravitaire ne peut être appliquée, on utilise des pompes pour remonter l'eau puisée à la surface.
Eaux de surface
Les eaux de surface sont les eaux stockées notamment dans les quatre grands barrages-réservoirs de Wallonie (le Barrage de la Gileppe, le Barrage d'Eupen, le Barrage de Nisramont et le Barrage du Ry de Rome). On potabilise aussi les eaux pompées directement dans les fleuves, comme c'est le cas pour l'usine de production d'eau de Tailfer. Il s'agit là d'une installation perfectionnée qui utilise des techniques de pointe.

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